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Shahrukh Khan est issu d'une famille musulmane. Son père était entrepreneur ; sa mère était magistrate et s'occupait d'½uvres sociales. Il garde un souvenir idyllique de son enfance à New Delhi, entouré de ses parents avec lesquels il entretenait une grande complicité.
Son
père meurt d'un cancer alors qu'il a 15 ans. Première situation difficile pour Shahrukh Khan, mais il fait front.
Étudiant à Ne
w Delhi, il est bon élève, indiscipliné, clown, capitaine d'équipes sportives. Pendant sa maîtrise en Communication de masse à l'université, il fait ses classes dans les séries télé, ce qui lui vaut de... ne pas terminer ses études et de se faire connaître dans la série télévisée Fauji.
Il r
encontre Gauri au lycée. Ils veulent se marier, mais la famille de Gauri, hindoue, refuse que leur fille épouse ce garçon musulman, mal coiffé et sans situation ! Ils entretiendront pendant six ans une liaison cachée et iront jusqu'à faire croire aux parents de Gauri qu'ils se sont mariés secrètement. Réalisant qu'ils s'exposent au pire, les parents admettent enfin ce mariage.
La
mère de Shahrukh Khan ne verra pas cette union. Elle meurt en 1991. Il a 26 ans. Il pleure beaucoup et commence à croire en Dieu, car « c'est le seul espoir de revoir sa mère un jour », dit-il.
Il par
t à Bombay. N'ayant aucune relation dans le milieu du cinéma, il se bat pour convaincre les producteurs de miser sur son talent.
1992 marque le dé
but de sa carrière. C'est toutefois en 1993 qu'il commence à être vraiment connu grâce à Daar et à Baazigar. Ces rôles de tueurs psychopathes (refusés préalablement par Aamir Khan et Salman Khan) auraient pu enfermer Shahrukh Khan dans des emplois de « vilain », dans un contexte où on aime les héros sains et innocents... Mais il se distingue par une interprétation originale, à la fois inquiétante et attachante. Baazigar lui vaut son premier prix de meilleur acteur.
Dep
uis, il a enchaîné plus de 40 films. Il collectionne les « blockbusters » (grands succès commerciaux) et les prix du meilleur acteur : en 1995 pour Dilwale Dulhania Le Jayenge, en 1997 pour Dil To Pagal Hai, en 1998 pour Kuch Kuch Hota Hai, en 2002 pour Devdas, pour ne parler que des plus connus.
Doté d'une é
nergie légendaire, il ne se contente pas d'être acteur. En 2000, il crée Dreamz Unlimited, une société de production, avec deux amis de longue date, l'actrice Juhi Chawla et le réalisateur Aziz Mirza. Les premiers films, Phir Bhi Dil Hai Hindustani et Asoka, ne sont pas des « blockbusters », mais en 2003, Chalte Chalte lui permet de renouer avec le succès commercial.
Shahruck Khan
est devenu une superstar, le « Baadshah » (roi) de Bollywood. Le Président de l'Inde lui décerne le « Best Indian Citizen Award » en 1997. Il est déclaré l'homme le plus sexy d'Asie en 2001 par le magazine Jade. Cet homme charismatique, à la fois arrogant et humble, est cependant très attaché à sa femme et à sa vie de famille. Il est très proche de son fils Aryan, né en 1997 (qui joue le rôle de son fils dans Kabhi Khushi Kabhie Gham), et de sa fille Suhana, née en 2000. Il déclare souvent qu'il doit son succès à Dieu qui lui a donné tous ces bienfaits mais qui peut les lui reprendre demain... comme il lui a pris sa mère. L'acteur qui pleure dans Devdas est un homme qui sait le prix des larmes.
De gr
aves problèmes des vertèbres cervicales l'ont obligé à ralentir le rythme effréné de ses tournages depuis Devdas. Plusieurs films sont toutefois programmés pour fin 2003 et pour 2004.

# Posté le mercredi 12 juillet 2006 20:13

Kajol Devgan

Kajol Devgan
Prénom - nom : Kajol Mukherjee (Devgan)
N
ée le : 5 août 1975 à Mumbai
Famille : fille de Tanuja (actrice) et de Shomu Mukherjee (producteur et réalisateur), mariée depuis le 24 février 1999 à l'acteur Ajay Devgan, mère de Nisha née en avril 2003, s½ur de l'actrice Tanisha, cousine de l'actrice Rani Mukherjee.
S
ite internet de référence : http://www.kajol-mania.net/
K
ajol fait partie de la quatrième génération d'actrices de sa famille maternelle. Son arrière grand-mère Rattan Bai a commencé sa carrière en 1933, sa grand-mère Shobhana Samarth était appelée dans les années 40 et 50 la « Greta Garbo du cinéma hindi », sa tante n'est autre que la grande Nutan (Sujata, Bandini), sa mère Tanuja est également une actrice renommée (plus de 100 films à son actif). La relève est bien assurée non seulement avec Kajol, mais également sa petite s½ur Tanisha, sans oublier son cousin Mohnish Bahl, qui poursuit une solide carrière de second rôle. Sa cousine Rani vient compléter ce superbe tableau, côté paternel, car le père de Rani est le jeune frère du grand-père paternel de Kajol (comment ça vous êtes perdus ? allez voir là, c'est très bien expliqué).
Après une enfance sans histoire et des études secondaires en internat à Panchgani (célèbre pour... ses internats et son bon air), Kajol commence des études supérieures à l'université Sophia de Bombay, mais elle ne s'y plaît pas, l'enseignement n'y est « ni concret ni constructif » et cette façon de vivre sans règle ne lui convient pas après les années d'internat au quotidien très structuré (interview Ciné Blitz 94).

# Posté le vendredi 14 juillet 2006 16:13

Suite Kajol

Suite Kajol
Aussi quand lealisateur Rahul Rawail lui propose de jouer dans Bekhudi (où sa mère joue le rôle de sa mère), elle fonce et s'amuse beaucoup. Le film est un échec, mais elle enchaîne les rôles ensuite sans avoir à se soucier de gagner sa vie, choisissant ceux qui lui plaisent sans l'angoisse de « faire carrière ». Car Miss Kajol préfère lire un livre qu'un magazine people, rester chez elle manger des chocolats que courir les boites de nuit branchées. Pourtant elle figure vite au premier plan des « héroïnes » : sa spontanéité, son assurance et sa joie de vivre crèvent l'écran.
Il f
aut dire que le couple qu'elle forme à l'écran avec Shah Rukh Khan, dès leur premier film commun, Baazigar (1993), irradie d'une sorte de magie unique. Une complicité indicible les unit, qui transcende leur jeu : ils ne sont jamais aussi bons que lorsqu'ils jouent ensemble... On aura le bonheur de retrouver cette magie dans Karan Arjun (bien que sous-employée) et surtout Dilwale Dulhania le Jayenge en 95, Kuch Kuch Hota Hai en 98, et Kabhi Khushi Kabhie Gham en 2001. C'est aussi pour ces trois films que Kajol a reçu ses plus hautes récompenses : le Filmfare Award de Meilleure actrice.
Mais
ce serait dommage de la réduire à ces rôles. Kajol a été la première femme à recevoir le « Filmfare Best Villain Award » (l'Award du « meilleur Méchant ») pour Gupt : a hidden Truth , en 1997. Sa forte personnalité et son « franc parler » s'accommodent bien des personnages rebelles, qu'elle joue également dans Dushman et Kuch Khatti kuch Miithi. Elle s'essaye aussi au cinéma tamoul dans un film de Rajiv Menon : Minsaara Kanavu, en 1997, qui reste une référence et a donné lieu à un remake moins réussi en hindi : Sapnay , avec Saif Ali Khan.
Cependant,
c'est dans la comédie romantique que son public la préfère... Elle tourne en 1995 son premier film avec celui qui deviendra son mari, Ajay Devgan : Hulchul. Et elle le retrouvera dans plusieurs films, dont Gandaraj, Pyar To Hona Hi Tha, Ishq, Dil Kya Kare, Raju Chacha. Pourtant, contrairement à ce que semblent penser certains réalisateurs, il ne suffit pas de mettre sur le même plateau deux acteurs qui s'aiment dans la vie, pour qu'ils réussissent un film... Le seul de cette liste qui mérite réellement le détour est sans doute Dil Kya Kare.
K
ajol, malgré le succès, reste fidèle à elle-même. Lorsqu'elle tombe amoureuse, elle veut se marier, avoir des enfants, et c'est sans regret aucun qu'elle tourne le dos à « l'industrie » en 2001, au plus fort de sa popularité après Kabhi Khushi Kabhie Gham, pour donner toutes ses chances à la famille qu'elle veut créer. Très pragmatique, elle n'en refuse pas pour autant les contrats publicitaires qui pleuvent sur Monsieur et Madame Devgan, symbole du jeune couple amoureux à qui tout réussit.
En
2006, leur fille Nisha a trois ans, Kajol accepte de reprendre le chemin des studios, mais en prévenant bien : pas plus d'un ou deux films par an, seulement tant que ça l'amuse... Et en demandant à jouer avec un autre acteur que Shah Rukh Khan, pour renouveler son image : ce sera Aamir Khan dans Fanaa.
On peut rem
arquer qu'après cinq ans d'absence, et même si entre-temps Rani et Preity ont fait du chemin, aucune actrice n'a pu approcher de près ou de loin, la place qu'occupe Kajol dans le c½ur du public.

# Posté le vendredi 14 juillet 2006 16:18

Amitjee

Amitjee
C'est fou comment il ressemble trop à Abhishek là dessus!
Fonction : Acteur, Producteur, Dieu
Né le : 11 Octobre 1942 à Allahab
ad
Situation de famille : marié à
l'actrice Jaya Bhaduri, parents de Shweta et Abhishek
Sites de référence : http://www.amitabhbachchan.n
et
www.geocities.com/ thisi
samitabh/
Amitabh Bachchan est l'acteur in
dien le plus populaire de son pays, au Nord comme au Sud, et l'un des plus productifs (plus de 150 films). Il est non seulement LA star, mais il est aussi vénéré comme une idole, une légende vivante. Des temples sont érigés en son nom.
Sa p
opularité s'étend jusqu'en Asie du Sud-Est, en Thaïlande on le surnomme « Longues Jambes ». Ses déplacements à l'étranger, notamment au Caire ou au Festival de Marrakech, provoquent l'émeute. Il est également l'ambassadeur du cinéma hindi pour l'Occident. Il est sacré « star du millénium », au même titre que Charlie Chaplin et Marlon Brando. En 2003, il a été choisi par le festival de Deauville pour représenter le cinéma indien. En 2005 le Lincoln Center a organisé une rétrospective de son oeuvre à New York.
Amitabh est le fils d'Harivansh Ray Bachchan, poète reconnu qui a notamment traduit Hamlet en hindi. Il fait des études à l'université de Delhi et commence sa carrière dans le fret maritime, avant d'aller tenter sa chance au cinéma à Bombay, en 1968. Son premier rôle dans Saat Hindustani en 1969 lui vaut un National Award de meilleur espoir masculin. Son timbre de baryton rebute pourtant certains, dans Reshma Aur Shera (1971) il joue d'ailleurs le rôle d'un muet. D'autres apprécient déjà cette voix grave qui parle hindi comme nulle autre. On l'emploie pour faire la narration dans Bhuvan Shome, de Mrinal Sen. Dans ses premiers films, comme Anand (1970) où il remporte déjà un réel succès auprès du grand public, il est surtout présenté comme un anti-héros timide et romantique, typique de la littérature bengalie.
Sa
carrière explose vraiment avec Zanjeer (1973) où il incarne la révolte d'un jeune homme en colère, le fameux « angry young man » indissociable de son nom et de toute une époque du cinéma hindi. Le social prend le pas sur la fiction, car dans l'Inde des années 70, l'exploitation des plus pauvres, la corruption des politiques et des nantis, la difficulté des étudiants diplômés à trouver un travail, amènent désordre et colère ; mais ces mouvements sont sévèrement réprimés par la police. Bollywood s'éloigne alors de son rôle « d'usine à rêves » et va refléter cette société en ébullition. Namak Haraam (1973) Roti Kapada aur Makaan (1974) , Deewar (1975), expriment toute la noirceur de la corruption et tout le désespoir de la classe dominée. Amitabh Bachchan devient le porte-drapeau de cette révolte, jusque dans les années 80 avec notamment Laawaris (1981), et Coolie (1983).
Ma
is le grand Amitabh (1m 91) ne se contente pas d'un seul registre. Avec Sholay (1975), il rejoint le registre « divertissement ». Ce film où il vole magistralement la vedette à la star Dharmendra, installe complètement sa légende. Il déploie alors son immense talent dans quatre à onze films par an ( !!!), dans des personnages aussi différents que possible, du comique (Amar Akbar Anthony, Namak Halaal), au fameux « Indian lover » (Khabi Khabie, Silsila). Il multiplie également les doubles rôles, incarnant à la fois le « héros » et le « villain » (Don, The Great Gambler), et a une prédilection pour les relations père - fils difficiles (Laawaris, Shakti, Zameer, Aakhree Raasta, Trishul).
Indian Lover, il ne le sera
it pas seulement au cinéma. Marié avec sa partenaire dans plusieurs films dont Zanjeer, Jaya Bhaduri - Bachchan, actrice bengalie dont il a deux enfants, Schweta et Abhishek, on lui prête pourtant à cette époque des liaisons avec ses autres co-stars.
A
mitabh Bachchan se lance également dans le rôle de « playback singer », interprétant lui-même certaines de ses chansons dans une vingtaine de ses films depuis 1977 (Amar Akbar Anthony).
En 1983, sur le
tournage de Coolie, un grave accident fait craindre pour sa vie. On fait la queue pour lui donner du sang. Toute l'Inde s'arrête de respirer et prie.
En 1984, au s
ommet de sa gloire, Amitabh Bachchan se lance dans la politique aux côtés des Gandhi. Porté par la ferveur de ses fans, il est élu avec une majorité écrasante au parlement de sa ville natale, Allahabad. Cette expérience n'est pas une réussite. Des affaires de corruption l'éclaboussent et, même s'il n'est pas directement compromis, il démissionne au bout de trois ans en jurant qu'il ne fera plus jamais de politique.
En 199
5 il se lance dans la production, hélas la faillite est rapide et les dettes colossales. Il revient sur les plateaux, mais est-ce la lassitude venue de ces échecs ? est-ce la cinquantaine qui ne lui fait pas de cadeau ? Ses films des années 90 n'ont pas un grand retentissement.
Mais on n'est pas sacré «
star du millénium » pour rien ! Les années 2000 voient le retour en force d'un « Big B » relooké, plus percutant que jamais, au charisme renouvelé. La soixantaine lui va bien et il en joue pour incarner les patriarches inflexibles (Mohabbatein, Kabhi Khushi Kabhie Gham où il n'hésite pas à partager l'affiche avec Shah Rukh Khan), les jeunes retraités (Baghban), les flics vieillissants et incorruptibles (Dev, Khakee), les grands méchants pitoyables (Aankhen) ou impitoyables (Aks), les parrains (Sarkar)... Il réussit encore en 2005 à surprendre le public et ses pairs dans Black, avec sa performance extraordinaire de vieil homme...en colère, qui se bat cette fois contre le handicap.
Bien sû
r l'Award du meilleur Acteur 2005 lui est revenu pour Black, qui vient compléter sa collection : Amitabh Bachchan a en effet déjà reçu des Fimfare Awards pour Namak Haram, Amar Akhbar Anthony, Don, Hum, Mohabbatein et Aks , ainsi qu'un National Award en 1990 pour Agneepath. Il été également été honoré des plus hautes distinctions « Padma Shri » et « Padma Bhushan » par le gouvernement indien. Les jeunes acteurs le prennent pour modèle. Que ce soit Shah Rukh Khan ou Hrithik Roshan, tous veulent se reconnaître en lui et rêvent de devenir son successeur.
Ce qui rend Am
itabh Bachchan sympathique, c'est qu'il n'abuse pas de son statut de diva : renommé pour sa ponctualité, son professionnalisme, extrêmement concentré et efficace, il est capable d'enchaîner dans une même journée un premier rôle, un film publicitaire et une interview, en donnant à chacun la même qualité d'attention (dixit les intéressés, dans Filmfare).
S'il est le premier asiatique à avoir s
a statue de cire au musée de Madame Tussaud à Londres, si sa stature impressionne, si son image publique est aujourd'hui irréprochable, il ne se prend pourtant pas trop au sérieux. Il anime la version indienne de la célèbre émission de télévision « Qui veut gagner des millions », et il s'amuse à interpréter des rôles secondaires, comme dans Bunty aur Babli, Paheli ou Veer Zaara. Mais son talent est tel que ces rôles prennent à chaque fois une dimension particulière. On pourrait rapprocher la classe d'un Amitabh Bachchan de celle d'un Sean Connery, traversant le temps, imprimant sa marque à chacun de ses films, et capable de se réinventer à chaque rôle.
Pour 200
6 de nombreux films sont attendus, notamment le remake de Sholay où Amitabh Bachchan doit cette fois jouer le rôle du méchant. Mais une opération chirurgicale en novembre 2005 l'a obligé à prendre plusieurs mois de repos, à la grande inquiétude de ses fans.
A soixante troi
s ans, Monsieur Bachchan doit sans doute apprendre à se ménager davantage, peut-être à réduire le rythme effréné de ses films (9 en 2005, autant prévus en 2006).
Son fils,
Abhishek Bachchan, sans avoir encore le charisme de son père et après des débuts plutôt décevants, fait maintenant la fierté d'Amitabh qui lui a remis son premier Award de meilleur acteur de support pour Yuva en 2005. La ressemblance physique est frappante, et le talent du jeune homme est prometteur.
Mais l'aura de « big B » est telle qu'il
est difficile d'imaginer aujourd'hui qu'un autre acteur puisse parvenir à l'égaler, aussi doué soit-il.

# Posté le vendredi 14 juillet 2006 16:20

Rani

Rani
Fonction : actrice
Née le 21
Mars 1978 à Kolkkata (Calcuta), Bengale, Inde
Situatio
n de famille : Célibataire, Nièce de Nutan et Tanuja, cousine de Kajol Mukherjee-Devgan.
Rani M
ukherjee est originaire du Bengale, cet état particulièrement cultivé et intellectuel à l'est de l'Inde, qui donna notamment des réalisateurs du calibre de Satyajit Ray et Hrishikesh Mukherjee ou des écrivains comme Rabindranath Tagore, prix nobel de littérature.
Elle
même Issue d'une famille d'artistes de théatre et de cinéma, Rani Mukherjee pratique également l'Odissi, danse traditionnelle du Bengale.
C
'est son père producteur, et réalisateur à ses heures, qui lui met le pied à l'étrier dans un premier film qui restera confidentiel.
Elle
bute réeellement dans Ghulam aux côtés de Aamir Khan, qui fut son premier succès. Malheureusement pour elle sa carrière connut ensuite surtout des bas, émaillés de quelques réussite comme le cultissime Kuch Kuch Hota Hai qui la révèle brièvement au grand public et lui rapporte sa première récompense, le Filmfare Award de la meilleure actrice de soutien. On la verra par la suite dans une foultitude de films largement oubliables, aux côtés de Salman Khan ou de Govinda, qui s'ils sont largement dispensables lui ont permis de se former sur le terrain et de considérablement améliorer ses qualités d'actrice. On la voit faire quelques apparitions comme dans Mann ou le non moins culte Kabhi Khushi Kabhie Gham, où un petit rôle référence à KKHH lui permet de se rappeler aux bons souvenirs des producteurs.
C'est f
inalement avec Saathiya, remake du film de Mani Ratnam Alaipayuthey qu'elle explose véritablement et fait son arrivée sur le devant de la scène, pour ne plus la quitter. Son interprétation tout en charme et en charisme, et la justesse de son jeu y éclipsent le héros Vivek Oberoi, et le film remportant un joli succès, les propositions affluent.
Désormais les s
uccès s'enchaînent. Discrète dans les médias, elle s'exprime plutôt par son travail, domaine dans lequel elle fait preuve d'une certaine intelligence en choisissant soigneusement ses rôles, variant sans cesse entre films populaires et films portés par des réalisateurs à forte personnalité comme SL Bhansali ou encore Mani Ratnam. Ce dernier, considéré comme l'un des meilleurs réalisateurs indiens actuels, la choisit pour interpréter dans son film Yuva un rôle à contremploi de femme au foyer traditionelle Bengalie, en contradiction avec l'image moderne et glamour de la femme dans les films de Bollywood. SL Bhansali lui offre Black, le film où explosent véritablement ses talents d'actrice de composition, un rôle pour lequel elle remporte l'Award de la meilleure actrice.
On la r
etrouve aussi bien dans une romance sociale (Saathiya), un mélodrame conjugal (Chalte Chalte), un conte traditionnel onirique (Paheli), un drame sur la cécité (Black), qu'une comédie d'action (Bunty Aur Babli) ou un film historique (Mangal Pandey où elle joue les seconds rôles)... une diversité qu'on n'avait plus vu chez un acteur depuis Amitabh Bachchan et chez une actrice depuis Madhuri Dixit. Cette dernière comparaison n'est pas anodine puisque la belle bengalie partage avec cette grande actrice une formation à la danse classique indienne, même si leur niveau n'est pas comparable.
En quelque
s années Rani Mukherjee s'est imposée comme LA star du cinéma hindi et comme une actrice de réel talent. En 2005 elle est égalemment devenue l'actrice la plus rentable financièrement, ses films dépassant en recettes celles de ses homologues masculins, Shah Rukh Khan compris.
Valeur
sûre des producteurs et des cinéphiles, à l'heure actuelle tout ce qu'elle aurait à craindre c'est... elle même, puisqu'avec 3 à 5 films par an, seule sa propre surrexposition pourrait avoir raison d'elle.

# Posté le vendredi 14 juillet 2006 16:22